Depuis huit ans, Brest subit de plein fouet les conséquences d’un État qui se retire. Finances publiques exsangues, coupes budgétaires, fermetures de services : chacun le constate dans son quotidien. Les files d’attente interminables devant les services publics d’Etat, les délais qui explosent au tribunal ou aux urgences du CHU, les commissariats de quartier fermés à Saint-Martin et à Lambézellec, les bureaux de poste disparus à Kérinou, Saint-Martin ou Saint-Marc, l’explosion du narcotrafic dans certains secteurs : voilà la réalité concrète laissée par huit années de macronisme, huit années d’abandon des territoires.
Face à ce désengagement inédit, véritable carburant de la défiance de nos concitoyens, la Ville de Brest n’a jamais cédé à la résignation. Depuis 2020, malgré la pression financière sur les collectivités, nous avons tenu bon. Nous avons refusé que les conséquences de l’austérité nationale se traduisent par moins de solidarité, moins de services, moins de dignité. Notre boussole est restée fixe : être aux côtés des plus fragiles et protéger le quotidien des Brestoises et des Brestois.
Brest peut s’enorgueillir d’un modèle social solide, construit patiemment, au service de toutes et tous. Plus de 500 dispositifs ont été recensés dans notre Projet territorial des solidarités dont l’élaboration a mobilisé plus de 56 acteurs du territoire : accès aux droits, accompagnement social, actions de santé publique, soutien alimentaire, inclusion numérique… Une politique lisible, cohérente, qui fait de Brest une ville où la solidarité n’est pas un mot, mais une réalité.
Dans nos écoles, la tarification sociale garantit l’équité : 30 % des enfants paient moins d’un euro le repas, et le prix de la cantine a baissé pour 70 % des familles. Dans nos quartiers, là où l’État se retire, nous renforçons la présence publique : 20 équipements sportifs construits ou rénovés depuis 2020, 1 162 interventions en un an de la Brigade de tranquillité urbaine, un maillage d’espaces de proximité qui maintient le lien, rassure, protège…
Nous investissons aussi pour les plus vulnérables. Le nouveau foyer du Port, qui ouvrira début 2026, offrira des conditions d’accueil dignes, apaisées et adaptées à des personnes en grande précarité, dans une architecture pensée pour favoriser l’autonomie et la reconstruction. Les nouveaux locaux du CCAS renforcent encore l’accès aux droits et la qualité de l’accompagnement. Les brestois les plus modestes ont désormais accès à un microcrédit et à une micro-épargne municipaux et la ville a fait l’acquisition de locaux pour un crédit municipal ouvert à tous.
À Brest, quand d’autres promettent, nous tenons. Quand l’État recule, nous avançons. Quand la logique comptable prime ailleurs, nous affirmons que la solidarité est aussi un investissement pour l’avenir. Notre ville démontre qu’un autre chemin est possible : celui d’une action publique qui protège, qui émancipe, qui construit une communauté soudée plutôt qu’une société fracturée.
Dans un pays abîmé par les renoncements, Brest continue de faire bloc. C’est notre fierté, et c’est notre responsabilité.
